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Dans le silence naît le savoir-vivre...

 


Dans le silence naît le savoir-vivre,
comme une roue qui tourne sans bruit,
il ne se proclame pas, il se démontre,
dans le quotidien humble et discret.

On apprend à lire les étoiles des gestes,
à écouter le frisson des heures qui passent,
à mesurer la vie non par le rêve absurde,
mais par le courage des petites choses qui restent.

Le savoir-vivre n'est pas une loi écrite,
mais une main qui se tend sans jugement,
une respiration qui accepte le temps présent,
un pas qui choisit le vrai sur le grand bruit des envies.

C'est l'art de prendre le mieux sans venin,
de boire l'instant sans le vouloir figer,
de parler peu lorsque les mots pourraient blesser,
et d'écouter le monde jusqu'au fond des villes.

On tisse des cadres sans rigidité excessive,
des formes qui s'adaptent à la peau du jour,
on esquisse des plans qui laissent de la place
pour l'imprévu qui vient comme une fleur.

Le savoir-vivre ne s'achète pas, il se cueille,
dans le jardin où l'on respecte chaque pousse,
dans le regard posé sur l'autre, humble et fidèle,
dans la patience qui transforme le simple en chose.

Il demande une attention sans violence,
un discernement qui fugue les fuites du désir,
une capacité à nourrir sans étouffer,
à aimer sans s'épuiser ni se dédire.

Chaque instant devient une page à écrire,
et chaque souffle une ponctuation légère,
le temps se fait professeur sans colère,
si l'esprit se souvient de ce qui a été vraiment.

On apprend à réduire le bruit qui dévore,
à choisir l'essentiel comme on choisit un ami,
à faire de l'ordinaire un peu d'or,
et de la fatigue une compagne qui s'en va petit à petit.

Le savoir-vivre est un chemin sans fin,
une route où l'ego se dépouille de ses habits,
où la curiosité tient la main de l'empathie,
et où le doute devient miroir clair et net.

On découvre le goût des choses simples et vraies,
le pain chaud, le sourire d'un inconnu,
la douceur d'un silence partagé entre deux âmes,
la netteté d'un mot choisi, juste et nu.

C'est comprendre que la vie est une maquette fragile,
qu'elle se dessine avec les doigts et le coeur,
qu'elle demande de pardonner et de se pardonner,
et d'apprendre à rire quand tout se fait erreur.

Le savoir-vivre aime l'altérité sans effroi,
accueille la différence comme une école ouverte,
il sait que l'autre est un miroir inattendu,
et que chaque rencontres éclaire une porte.

L'art se pratique dans la lenteur des gestes,
dans le pain partagé et les histoires racontées,
dans le soin donné à ce qui semble sans effet,
dans l'écoute qui laisse l'âme s'éveiller.

On devient architecte de sa propre vie,
en posant des briques de choix réfléchis,
on dessine des arches de compréhension,
et on laisse circuler la lumière des envies.

Le savoir-vivre se nourrit d'honnêteté,
de la mémoire des échecs et des leçons,
de la promesse silencieuse d'un lendemain éclairé,
où l'homme se relève avec dignité et raison.

Il n'a ni gloire ni ruine, mais une voix tranquille,
celle qui murmure: "reste, écoute, respire",
qui sait que le bonheur n'est pas un but,
mais un fleuve qui traverse le cœur et le pire.

Chaque respiration est une leçon discrète,
chaque geste un choix qui peut changer un monde,
et la conscience, circonspecte et tendre,
veille à ce que le temps ne se perde dans l'ombre.

Le savoir-vivre est une danse des contradictions,
où l'on avance sans écraser l'autre,
où l'on ménage les tensions et les tensions,
et l'on apprend à pardonner sans renier.

Il se tisse dans les repas partagés,
dans les mains qui se tendent après la chute,
dans les regards qui ne jugent pas mais écoutent,
dans les pas qui s'accordent sans vouloir dominer.

Puis vient l'instant où l'esprit se dessine,
et l'homme, patient, voit ce que veut dire être soi,
non pas posséder le monde, mais le comprendre,
et vivre avec ce qui est, sans autre choix que d'aimer.

Le savoir-vivre n'est pas un souvenir figé,
mais une promesse active dans le futur proche,
une route qui demande courage et justesse,
une humble victoire sur le bruit et la faute.

Alors, dessine-le encore, sans peur ni honte,
esquisse les lignes avec ta voix et ta main,
que chaque forme révèle le sens donné à la vie,
et que ce sens soit partagé, clair et humain.

 © Solitudeman

 

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